Présentée au Centre Culturel Coréen du 16 novembre 2023 au 16 mars 2024, l’exposition « Lignes infinies, au fil de l’art de Kim Jung Gi » propose une immersion dans l’univers de cet artiste coréen.

À travers une sélection d’œuvres et d’installations, elle met en avant un travail marqué par la densité du trait, la précision du dessin et une capacité à composer des scènes complexes sans esquisse préalable.

Performances de « live drawing »

Malgré sa disparition prématurée à l'âge de 47 ans, Kim Jung Gi a laissé un héritage artistique impressionnant. Connu pour ses performances de live drawing, il captivait les foules en créant des fresques complexes et détaillées à main levée, souvent sans esquisse préalable. Cette maîtrise de l'instant, ce trait vif et précis, résonne profondément avec la tradition de la calligraphie coréenne, où chaque coup de pinceau doit être exact et empreint de signification.

Un parcours en trois temps

Thinking : une approche immersive

Un premier espace invite à une forme d’immersion, associant les dessins de l’artiste à une ambiance sonore. La musique traditionnelle coréenne, interprétée par Kim Sora, accompagne les œuvres et crée un environnement propice à l’observation.

Photo de Kim Jung Gi entouré de plusieurs de ses œuvres, au cours d'une performance Live drawing.
Photo du Live drawing "SING IN THE PICTURE" de Kim Jung Gi © Photo extraite du catalogue de l'exposition du Centre Culturel Coréen

Monde Connecté : une fresque monumentale

Une fresque de dix mètres attire particulièrement l’attention. Intitulée « Monde Connecté », elle rassemble une multitude de scènes et de personnages, organisés en une composition continue, caractéristique du travail de l’artiste.

Œuvre monumentale de Kim Jung Gi
Monde connecté de Kim Jung Gi, 2021 © Photo extraite du catalogue de l'exposition du Centre Culturel Coréen

Une rétrospective du travail

Le parcours se termine par une sélection d’œuvres retraçant différentes périodes de sa carrière : croquis, bandes dessinées, collaborations et projets variés. Ces travaux montrent la diversité de ses productions, ainsi que sa capacité à intervenir dans différents contextes, y compris des collaborations avec des marques.

Œuvre « Jour de fête » de Kim Jung Gi © Photo extraite du catalogue de l'exposition du Centre Culturel Coréen

Collaborations

L’exposition présente également des collaborations réalisées avec différentes structures, notamment dans le domaine de la céramique. Certaines pièces ont été réalisées avec la marque Kwangjuyo, sur lesquelles l’artiste applique son dessin directement sur le support. Ces objets mettent en évidence une adaptation de son trait à d’autres formats, tout en conservant les caractéristiques de son style.

Porcelaine blanche mat, de forme traditionnelle, décorée avec des dessins caractéristiques de Kim Jung Gi.
Porcelaine de KwangJuYo en collaboration avec Kim Jung Gi © KwangJuYo

Héritage et reconnaissance

Disparu en 2022, Kim Jung Gi a laissé une production importante, composée de milliers d’œuvres. L’ouverture du KIMJUNGGI Museum, situé dans le village artistique de Heyri à Paju, s’inscrit dans une volonté de préserver et de transmettre son travail. Ce lieu permet d’aborder plus largement sa pratique du dessin en direct, fondée sur la mémoire, la précision du trait et une construction narrative structurée.

Oeuvre en cours d'exécution par Kim Jung Gi.
Kim Jung Gi © Photo extraite du catalogue de l'exposition du Centre Culturel Coréen

Retrouvez plus de photos de l'exposition sur le site officielle du Centre Culturel Coréen à Paris.

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