« Seoyemi est né d’un désir simple : partager la beauté de la calligraphie coréenne et tout ce que cet art m’a permis de découvrir. »

Maya Nastasya

Une fascination ancienne pour l'Asie

C'est drôle quand j’y repense, la façon dont tout s’est mis en place ressemble presque à un puzzle.

Depuis toujours, l’Asie me fascine. Mais la Corée, elle, fait résonner quelque chose de particulier en moi. C’est une culture vibrante, à la fois sereine et pleine de vie. Ce n’est pas seulement un intérêt pour une culture lointaine : c’est une véritable connexion, une curiosité profonde qui ne cesse de grandir.

Tout a commencé presque par hasard. En aidant une amie en difficulté avec son visa pour la Corée, je découvre qu’une nouvelle condition d’âge me permettrait moi aussi de partir un an là-bas avec un visa PVT. L’idée est grisante : partir vivre en Corée, non pas comme une simple touriste, mais en partageant réellement le quotidien des gens.

Photo d'une chanteuse portant un hanbok accompagnée d'un flutiste traditionnel
Concert de Gugak au Namsan Traditional Theater de Séoul, 06/11/2025 © Photo Maya Nastasya

La découverte de la calligraphie coréenne

La première étape semblait évidente : apprendre le coréen. Je me suis donc inscrite à des cours à l’Institut Roi Sejong à Paris. Et c’est là, presque par hasard, qu’une autre découverte a changé la suite de l’histoire : juste à côté, au Centre Culturel Coréen, je découvre la calligraphie coréenne.

Ce fut un véritable coup de foudre.

En tant que designer, je me suis immédiatement reconnue dans cet art où chaque trait porte un sens. La calligraphie est un équilibre entre mouvement, forme et pensée. Chaque geste raconte quelque chose. Très vite, je me suis plongée dans les ateliers avec passion.

Photo d'un cours de calligraphie sur papier hanji.
Cours de calligraphie au Centre Culturel Coréen de Paris

Peu à peu, mon regard de designer a commencé à explorer la culture coréenne plus largement. Musées, expositions, conférences, rencontres : chaque découverte ouvrait une nouvelle porte. La calligraphie n’était plus seulement un apprentissage, mais une manière de comprendre une culture.

C’est ainsi que j’ai commencé à créer mes propres graphismes et calligraphies, toujours avec le souci de respecter l’esprit de la tradition coréenne. En parallèle, je découvrais aussi le travail de nombreux designers et artistes coréens, dont la créativité m’inspirait énormément.

Œuvre monumentale de Kim Jung Gi
Œuvre monumentale de Kim Jung Gi lors d'une exposition en son honneur au Centre Culturel Coréen de Paris

Le désir de partager cette découverte

Très vite, une envie s’est imposée : partager ces découvertes.

Seoyemi est né de cette envie. Un espace pour transmettre, montrer, expliquer et faire découvrir la calligraphie coréenne et l’univers artistique qui l’entoure. Aujourd’hui, ce projet me permet de partager mes découvertes, de mettre en lumière des artistes et de proposer des créations inspirées de cet art du trait.

Ce que j’aime le plus, c’est voir comment cette passion touche les autres. La culture coréenne possède une élégance et une fraîcheur particulières. Si Seoyemi peut transmettre ne serait-ce qu’une partie de cette beauté et de cet émerveillement, alors l’aventure a déjà du sens.

La Corée et moi, c’est un voyage qui continue. Et j’ai hâte de voir où il nous mènera encore.

Sceau de calligraphie coréenne gravé au nom de Maya en hangeul, avec empreinte sur papier lors d’un atelier à Séoul
Mon sceau personnel, gravé à Séoul lors d’un atelier © Photo Maya Nastasya

Maya Nastasya
Fondatrice de Seoyemi – Designer & rédactrice

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