속초 ~ Sokcho

Fin juillet, la chaleur de Séoul devient écrasante. L'air est dense, les journées ralentissent. À quelques heures de là, Sokcho offre un autre rythme. Une ville posée entre mer et montagne, où le regard peut enfin respirer.

Arriver à Sokcho, c'est changer d'atmosphère. Le bruit se disperse, l'espace s'ouvre. Ici, rien ne cherche à impressionner. Tout semble simplement à sa place.

Photo du pavillon Yeonggeum à Sokcho avec un couché de soleil sur la mer
Crépuscule au pavillon Yeonggeum © Photo Maya Nastasya

Déjeuner au marché de pêche

Le marché de Sokcho est un espace vivant. Les poissons frétillent encore dans les bacs, les produits séchés s'alignent en grappes, les plats se dégustent directement au comptoir.

L'ensemble est dense, parfois chaotique, mais jamais figé. Les textures, les odeurs, les gestes composent un équilibre particulier, entre agitation et ancrage.

Photo d'une boutique au marché de Sokcho
Photo d'une boutique au marché de Sokcho © Photo Maya Nastasya
Photo d'un couple marchant dans une des allées du marché de Sokcho
Photo d'une allée du marché de Sokcho © Photo Maya Nastasya

En voyant tous ces poissons au marché, difficile de ne pas penser à celles qui les attrapent, comme les haenyeo à Jeju, parfois au péril de leur souffle.

Le front de mer, une respiration

Sokcho, ce n'est pas la foule de Busan. Elle ne cherche pas à en mettre plein les yeux, elle laisse le temps de s'installer. Le long de la côte, le temps ralentit. Il n'y a rien à atteindre, rien à suivre. Juste une ligne, l'horizon, et le mouvement régulier de la mer.

Un café, un peu d'ombre, et la sensation d'être exactement là où il faut. Comme écrit au bord de l'eau :

여기에 오길 참 잘했다

Traduction : J'ai vraiment bien fait de venir ici.

Photo d'un quai du port de Sokcho
« J'ai vraiment bien fait de venir ici. » peinture sur les quais du port Jangsahan à Sokcho © Photo Maya Nastasya

Sokcho au crépuscule, à vivre chez vous

À Sokcho, la lumière du soir transforme le pavillon Yeonggeum. Les formes se simplifient, les contrastes apparaissent. Ce qui était paysage devient rythme. Cette série s’inscrit dans ce moment, entre photographie et calligraphie, pour en prolonger la trace.